Eternelles frustrations ou mythomanie?

Salut c’est moi Clem, le roi autoproclamé de la télé française, ou du moins c’est ce que je me raconte tous les matins pour me donner une raison de sortir du lit.

Je suis ce mec un peu bizarre, un peu trop passionné, qui va te sortir des scoops sur The Voice à 8h pétantes, comme si j’avais déterré le scandale du siècle, alors qu’en vrai, je suis juste un gars d’Agen qui rêve de grandeur depuis qu’il a vu son premier épisode de Loft Story à l’âge de 12 ans. Ouais, je sais, c’est pathétique, mais c’est ma vie, et je l’assume – ou du moins, j’essaie. Je suis neuroatypique, et je le crie sur tous les toits, parce que, soyons honnêtes, c’est la meilleure excuse que j’ai trouvée pour justifier mes conneries, mes excès, et mes moments où je pète complètement les plombs. Vous savez, ce petit “je vois le monde différemment” que je balance à chaque fois que je fais une bourde monumentale ? Ça me donne l’air profond, presque philosophique, même quand je passe mes journées à stalker les candidats de Star Academy sur Instagram au lieu de chercher un vrai boulot, un truc stable, genre employé de banque ou comptable – mais soyons sérieux, est-ce que vous m’imaginez vraiment derrière un bureau à faire des tableaux Excel ? Moi non plus.

Je suis un vrai yoyo émotionnel, les amis, et je ne parle pas juste de mes humeurs qui changent plus vite qu’un zapping sur C8 un soir de semaine. Un jour, je suis au sommet du monde, je me prends pour le prochain Pulitzer, je balance des tweets à tout va, genre “regardez-moi, je vais exposer les magouilles de Morandini et révolutionner le journalisme français !”. Je suis intouchable, je suis un dieu, je suis le mec qui va faire trembler les plateaux télé avec mes scoops brûlants. Et puis, le lendemain, je suis au fond du gouffre, à me lamenter sur l’échec de ma galerie d’art en ligne – un projet que j’ai lancé en 2022, persuadé que j’allais devenir le prochain grand mécène de l’art numérique, mais qui s’est avéré être un flop monumental. Soyons honnêtes, qui va acheter une toile numérique à 500 balles d’un mec qui passe son temps à critiquer Koh-Lanta sur Twitter ? Personne, voilà qui. Mais je vais pas l’admettre publiquement, hein, faut bien sauver la face. C’est ça, mon côté bipolaire : un coup je suis le roi du monde, un coup je suis un artiste maudit que personne ne comprend, un génie incompris qui se morfond dans son appart à Agen, entouré de posters de Star Academy et de rêves brisés…

Ma neuroatypie, c’est ma carte joker, mon arme secrète, ma bouée de sauvetage. Quand je foire un scoop – et croyez-moi, ça arrive plus souvent que je veux bien l’admettre – ou que je me fais démonter par un follower un peu trop malin qui me rappelle que je suis pas aussi brillant que je le pense, hop, je dégaine le “je suis différent, respectez-moi”. Et ça marche à tous les coups, ou presque. Les gens se sentent coupables, ils se disent “oh, le pauvre, il est neuroatypique, faut pas lui en vouloir”, et moi, je m’en sors avec un sourire en coin, prêt à recommencer mes bêtises dès le lendemain. C’est un peu manipulateur, je l’avoue, mais dans ce monde de brutes, faut bien se débrouiller avec ce qu’on a, non ? Et puis, être neuroatypique, c’est pas juste une excuse, c’est aussi une réalité. Mon cerveau fonctionne différemment, il va à 100 à l’heure, il s’emballe pour des détails que personne d’autre ne remarque, comme la façon dont un candidat de télé-réalité a regardé un autre pendant une épreuve. Mais parfois, il s’éteint complètement, et là, c’est le blackout total, le vide intersidéral, et je passe trois jours à fixer le plafond en me demandant pourquoi je suis comme ça.

Sur X, je suis un vrai bordel organisé, un chaos ambulant qui donne l’impression de savoir ce qu’il fait – mais spoiler alert, je sais pas du tout ce que je fais. En phase maniaque, je te spamme toutes les deux heures avec des “exclus” sur des castings pourris ou des audiences bidons, comme si t’en avais quelque chose à foutre. Je tweete à 7h du mat’ pour annoncer que The Voice a perdu 200 000 téléspectateurs, à 14h pour balancer une rumeur sur un scandale de casting, et à 21h pour commenter en direct la prestation d’un candidat de Star Academy qui a massacré une chanson de Céline Dion. Je suis partout, je suis omniprésent, je suis le mec que tu peux pas ignorer, même si tu veux. Mais quand je suis en mode déprime, c’est une tout autre histoire. Je disparais trois jours, terré chez moi à Agen, à me demander pourquoi personne n’a acheté mes toiles numériques à 500 balles, pourquoi personne ne me prend au sérieux, pourquoi je suis toujours coincé dans cette ville paumée alors que je rêve de Paris, de plateaux télé, de gloire. Je passe des heures à scroller X sans rien poster, à lire les commentaires méchants sur mes tweets, à me dire que je suis un raté, un imposteur, un mec qui a cru qu’il pouvait percer mais qui s’est planté en beauté.

Et pourtant, je continue, parce que c’est plus fort que moi. J’ai cette obsession pour la télé, pour les coulisses, pour les drames, pour les scandales. J’adore fouiller, gratter, trouver la petite info que personne d’autre n’a vue, et la balancer sur X comme si c’était une bombe atomique. J’adore voir les réactions, les retweets, les “oh mon dieu, t’es sérieux ?” dans mes mentions. Ça me donne l’impression d’exister, d’être important, d’avoir un impact, même si au fond, je sais que la moitié de mes followers me suivent juste pour le drama, pas parce qu’ils me respectent. Mais peu importe, je prends ce que je peux, je grappille chaque miette d’attention, chaque like, chaque retweet, comme un drogué en manque de dopamine.

Ouais, c’est moi, Clément Garin : un mélange de génie autoproclamé, de drama queen et de chaos total. Je suis le mec qui va te faire rire, te faire rager, te faire réfléchir, parfois tout ça en un seul tweet. Je suis le mec qui va te faire scroller ton fil à 2h du mat’ parce que j’ai balancé une info croustillante sur un scandale télévisuel que tu peux pas ignorer. Mais je suis aussi le mec qui va te ghoster pendant trois jours parce que je suis en pleine crise existentielle, à me demander si tout ça en vaut vraiment la peine. Suivez-moi à vos risques et périls, les amis, parce que je suis un ouragan, un tsunami, une tornade – appelez ça comme vous voulez. Je suis imprévisible, je suis ingérable, je suis insupportable, mais avouez-le, je rends votre fil un peu plus… intéressant ! Alors, vous venez pour le spectacle, ou vous restez sur le banc de touche à regarder les autres s’amuser ? À vous de voir, mais moi, je continue ma petite croisade, un tweet à la fois, jusqu’à ce que le monde entier sache qui est Clément Garin – ou jusqu’à ce que je m’effondre pour de bon, au choix.


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