Oh, regardez-moi, Clément Garin, le maestro du fiasco, le génie autoproclamé de la rumeur qui s’est vautré dans un scandale aussi glorieux qu’un pet dans un ascenseur bondé. Me voilà, prêt à m’autodéchirer avec un sarcasme si cinglant qu’il pourrait couper du beurre rance, après avoir osé annoncer, avec l’aplomb d’un devin de foire sous amphétamines, la mort de Thierry Ardisson alors qu’il respirait encore.
Oui, c’est moi, le champion du buzz à deux balles, celui qui a cru qu’un tweet mal torché allait faire de lui le Woodward et Bernstein du PAF. Spoiler : je me suis juste couronné roi des bouffons. Commençons par le miroir, ou plutôt, par l’absence tragique de miroir dans ma vie. Parce que, soyons honnêtes, mon apparence est une catastrophe ambulante. Avec ma silhouette qui crie “j’ai confondu Netflix avec une salle de sport”, je ressemble à un croisement entre un stagiaire en burn-out et un geek qui n’a pas vu la lumière du jour depuis 2017.
Mes lunettes ? Une offense au design, probablement volées dans une brocante des années 90. Mes cheveux, ou plutôt ce champ de bataille capillaire, semblent hurler : “Pourquoi s’embêter avec un peigne quand on peut avoir l’air d’un épouvantail ?” Et mon style vestimentaire ? Un mélange de t-shirts froissés et de jeans qui supplient d’être mis à la retraite. Franchement, qui suis-je pour jouer les stars des médias quand j’ai l’air de sortir d’un casting raté pour un reboot de *Nerds Attack* ?
Mais passons au clou du spectacle : ma bourde légendaire, celle qui mériterait une médaille en chocolat pour l’idiotie. Le 13 juillet 2025, alors que la France se préparait à fêter le 14 juillet, moi, Clément Garin, j’ai eu une illumination digne d’une ampoule grillée : “Et si j’annonçais la mort de Thierry Ardisson avant tout le monde ? Ça va faire un carton !” Armé de mes “sources concordantes” – un mélange de ragots glanés sur X, d’une conversation WhatsApp avec un mec qui connaît un mec, et d’une intuition aussi fiable qu’un horoscope de supermarché – j’ai lâché ce tweet monumental : “Thierry Ardisson est mort à l’âge de 76 ans.”
Un chef-d’œuvre de concision et de bêtise. Problème : Ardisson n’était pas mort. Il luttait contre un cancer du foie à l’hôpital, entouré de sa famille, pendant que moi, le grand visionnaire, je jouais au croque-mort sur Internet. Audrey Crespo-Mara, la femme d’Ardisson, a dû voir rouge, et franchement, qui pourrait lui jeter la pierre ? Elle a dégainé une réponse qui m’a cloué au mur comme une affiche de mauvais goût : “HONTE À VOUS ! NON, MON MARI N’EST PAS MORT.”
Et moi, dans ma grandeur d’âme, qu’ai-je fait ? J’ai supprimé le tweet, non pas par remords, mais parce que je sentais déjà les avocats d’Audrey me renifler le train. Puis, j’ai pondu un communiqué pathétique sur X, accessible uniquement à mes abonnés – parce que, bien sûr, mon ego surdimensionné pense que mes 65 000 followers méritent l’exclusivité de mes excuses foireuses. “J’ai encore les avocats au cul”, ai-je gémi, comme si ça faisait de moi un martyr de la liberté d’expression.
Non, Clément, t’es juste un clown
qui a cru qu’il pouvait jouer au journaliste sans vérifier ses sources. Et comme si ça ne suffisait pas, j’ai enfoncé le clou avec une théorie digne d’un scénariste de série Z sous LSD : j’ai suggéré que la famille d’Ardisson orchestrait sa mort pour coller au “storytelling” d’un monarchiste mourant le 14 juillet. Oui, parce que dans ma tête, tout le monde vit pour le drama télévisuel, même au bord du trépas. J’ai même accusé Audrey Crespo-Mara de filmer les derniers instants de son mari pour un documentaire. Un documentaire ! Comme si elle avait le temps de jouer les Spielberg entre deux sanglots. Bravo, Clément, t’as transformé une tragédie familiale en fanfiction de bas étage. Et quand elle m’a accusé de harcèlement par messages, j’ai à peine démenti, préférant me draper dans ma cape de victime en pleurnichant sur les “menaces de mort” et les “insultes homophobes” que j’ai reçues. Pauvre petit Clément, persécuté par le monde entier pour avoir juste voulu un peu de buzz. Revenons sur mon palmarès, parce que, soyons clairs, je ne suis pas à mon premier rodéo dans la catégorie “catastrophe médiatique”. J’ai commencé à *Télé Star*, un job respectable que j’ai vite abandonné pour rejoindre le cirque de Cyril Hanouna à *Touche pas à mon poste*. Là, j’étais chroniqueur, puis conseiller audiovisuel, puis… joker. Oui, relégué au banc de touche, probablement parce que même Hanouna, le roi du chaos, a réalisé que j’étais un aimant à problèmes.
Mais ai-je appris de mes erreurs ?
Bien sûr que non. J’ai lancé CGTV, mon “média” autoproclamé, qui ressemble plus à un blog WordPress mal fichu qu’à une rédaction digne de ce nom. J’ai continué à balancer des scoops bidons, comme l’élimination d’Émilien des *12 coups de midi*, qui a mis Jean-Luc Reichmann en rogne, ou le prétendu transfert de Hanouna sur M6, qui n’a jamais vu le jour. Et que dire de mon invention sur Marlène Schiappa rejoignant une émission d’Hanouna ? Pure fiction, mais dans ma tête, c’était de l’or en barre. Mes mensonges sont ma marque de fabrique, ma carte de visite, mon parfum signature : Eau de Fiasco.
Et puis, il y a ma santé, parce que je ne peux pas m’empêcher de tout étaler sur X comme un influenceur en quête de pitié. J’ai annoncé ma tumeur bénigne au cerveau avec un mélange d’autodérision et de pathos, comme si ma vie était une téléréalité à la Kardashian. Et mes benzodiazépines ? Je les mentionne comme si c’était un badge d’honneur, alors que j’en avale probablement assez pour calmer un troupeau d’éléphants.
Peut-être que ça explique pourquoi je tweete des âneries plus vite que mon ombre, mais ça n’excuse rien. Je suis un désastre ambulant, un cocktail de narcissisme et d’incompétence, avec une touche de “je vais tweeter ça avant de réfléchir”. Audrey Crespo-Mara veut me traîner en justice, et je ne peux même pas prétendre être surpris. Elle m’a traité d’”inhumain” et d’”abject”, et franchement, c’est un euphémisme. J’ai violé l’intimité d’un homme mourant, harcelé sa femme avec des messages délirants, et cru que je pouvais m’en tirer avec un communiqué où je joue les victimes. “Les grands médias font pareil”, ai-je geint, comme si ça justifiait mon manque total de déontologie.
Et quand Philippe Corti, un ami d’Ardisson, m’a traité de “résidu de préservatif”, j’ai presque voulu l’encadrer, parce que c’est la description la plus précise de ma carrière à ce jour. Alors, où vais-je maintenant ? Probablement nulle part, sauf si on ouvre un musée des ratés du journalisme.
Je pourrais m’excuser sincèrement, vérifier mes sources, ou même investir dans un relooking pour ne plus ressembler à un figurant de *The Big Bang Theory*. Mais soyons réalistes : je vais continuer à tweeter des scoops bidons, à me plaindre d’être incompris, et à espérer que mes 65 000 abonnés me prennent pour un génie. En attendant, je reste Clément Garin, le type qui a cru qu’annoncer la mort d’une légende avant l’heure était une idée de génie. Spoiler : c’était juste l’idée la plus débile depuis l’invention du selfie stick.
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